Michel Bourin : A l'aide du rapport de l'Afssaps, nous observons une diminution effective de la consommation d’anxiolytiques depuis 2002 mais également un étiage. Durant des années, la consommation a diminué car les principales consommatrices de ces médicaments sont décédées. De nos jours nous n’arrivons plus à diminuer la consommation.
Ce sont des médicaments qui devraient être employés concernant le traitement des anxiétés réactionnelles, c’est-à-dire un état émotionnel désagréable, d’intensité variable, survenant en réponse à une impression de danger imminent et indéterminé. Durant une courte durée cela peut avoir un intérêt. Le problème reste l’arrêt du traitement.
Il existe une catégorie de Français qui souffre de troubles de l'humeur et sont le plus souvent, bipolaires. Ces derniers sont par de grands consommateurs de benzodiazépines. Ils sont dépendants de cette consommation. C’est une addiction, ils prennent des benzodiazépines à la place d’autres types de drogues comme l’alcool ou le tabac.
Le mot "friand" n’est pas le terme adéquat. Si nous avions les moyens de faire des thérapies comportementales, ces excès seraient moins fréquents. Cependant, un médecin généraliste ne possède pas assez de temps. Si un patient lui confie qu’il est anxieux, ce dernier n’aura pas les moyens de suivre un tel traitement, d’autant que ce n’est pas remboursé, et (...)lire la suite sur Atlantico
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