samedi 28 janvier 2012

Près d'un avortement sur deux dans le monde est clandestin

Ces pratiques risquées, qui explosent là où l'IVG est illégale, ont tué 47.000 femmes l'an dernier, principalement dans des pays en développement.

Le nombre d'avortements clandestins tend à progresser dans le monde, en majorité dans les pays en développement où l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est illégale, alors qu'il serait possible de les éviter, notamment en donnant plus facilement accès aux femmes à la contraception.

Selon une étude de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Guttmacher Institute parue jeudi dans la revue The Lancet , le taux d'avortement mondial est resté globalement stable entre 2003 et 2008, après avoir décru entre 1995 et 2003. En revanche, la part des avortements «non médicalisés» dans ces IVG a progressé: elle est passée de 44% en 1995, à 47% en 2003 puis 49% en 2008.

Les avortements clandestins ont causé 47.000 décès en 2008. «Cette mortalité se situe presque entièrement dans les pays en développement», précise le Guttmacher Institute, institut basé aux Etats-Unis spécialisé dans la reproduction et la sexualité. En outre, chaque année, environ 8,5 millions de femmes des régions en développement souffrent de complications d'avortement et parmi celles-ci, trois millions ne reçoivent pas les soins nécessaires.

Le continent africain est le principal point noir: cette région ne rassemble que 17% de la population féminine du monde en développement en âge de procréer, mais représente la moitié de la mortalité imputable à l'avortement non médicalisé.

Forte disparité régionale en Europe

Les législations restrictives en matière d'IVG ne sont pas associées à de moindres taux d'avortement, tout au contraire, relève l'étude. Les deux régions réputées les plus «restrictives», l'Afrique et l'Amérique latine, affichent des taux d'avortement élevés - 29 et 32 pour 1000 femmes en âge de procréer. Sur ces continents, le taux d'avortements non médicalisés, c'est à dire réalisés par des personnes non qualifiées (...) Lire la suite sur Figaro.fr

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