lundi 30 janvier 2012

Seul un enfant « dys » sur deux bénéficie d'un vrai bilan

Mieux dépister les troubles des apprentissages et les troubles psychoaffectifs : c'était le but à la fin 2009, de l'expérimentation menée en Ile-de-France et Rhône-Alpes par l'association MOD 4,5,6 comme « mallette d'outils d'apprentissage » à 4, 5 et 6 ans. L'association avait mis au point une consultation de repérage des troubles « dys » (dysphasie, dyscalculie, dyslexie), destinée à valoir étude de faisabilité. Au bout de l'expérience, les médecins y semblent favorables… à condition soulignent les responsables de l'opération, que leur pratique soit « aménagée ».

Les médecins ont utilisé pour ce travail, un outil spécifique constitué d'une « mallette » spécialement élaborée. Elle comportait deux questionnaires – l'un pour les parents et l'autre pour les professionnels de santé - et 17 tests validés par un comité d'experts. Au total, 52 médecins ont participé à ce travail. Ils ont réalisé 420 consultations de dépistage, entre mai et décembre 2009.

« Au cours d'une consultation, une ou plusieurs anomalies ont été repérées pour la première fois », font valoir les représentants de l'association MOD 4,5,6. Les troubles les plus fréquemment rencontrés ont été des problèmes visuels (21%), des troubles de l'audition (10%) ou des troubles du langage oral (8%).

En France, de 4% à 10% des enfants présentent un trouble « dys ». Le problème est que, « faute d'infirmières et de médecins scolaires en nombre suffisant, seule la moitié des 3-4 ans bénéficie du bilan de santé organisé par l'Education nationale », indique l'association.

La généralisation d'une consultation spécifique de repérage paraît utile à 96% des médecins ayant participé à cette étude. Ceux-ci toutefois, estiment qu'elle ne sera possible qu'à deux conditions :

- « un allègement de la durée de cette consultation », qui ressort aujourd'hui à 45 minutes environ ;

- mais aussi demandent les médecins, « une rémunération spécifique ».

150 euros la consultation

« Une rémunération spécifique doit être décidée (...) Lire la suite sur destinationsante.com

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