dimanche 29 janvier 2012

Les causes et traitements de l’infertilité

Il y a infertilité ( le “in” étant privatif) lorsque un couple en âge de procréer n’a pas conçu d’enfant après deux années de rapports sexuels réguliers (2 à 3 par semaine en période d’ovulation*) sans contraception bien entendu sur la période.

Il est important de savoir qu’un couple ne présentant aucune entrave à la fertilité n’a environ qu’une chance sur 4 par cycle d’obtenir une grossesse.

* Période d’ovulation : L’ovulation survient en général au 14e jour d’un cycle de 28 jours, c’est la libération de l’ovule par l’ovaire au niveau des trompes utérines.

Combien ?
Environ un couple sur 6 consulte au moins une fois dans sa vie pour une infertilité.

Qui est responsable ?
Plus d’une fois sur trois le problème provient de la femme, une fois sur 5 de l’homme. Dans un cas sur quatre des deux partenaires. Dans près d’un cas sur cinq la cause n’est pas retrouvée…

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire ?
* Fumer et boire de l’alcool sont des facteurs qui diminuent la fécondité (chez les deux partenaires).
* La pratique régulière de bains chauds, de hammam ou de sauna.
* Certains médicaments.
* Un poids excessif ou trop faible pour la femme.
* Le port de vêtements trop serrés chez l’homme.
* Certains environnements professionnels (radiations, micro-ondes, rayon X…) peuvent aussi diminuer la fertilité masculine.
* Il existe probablement des origines génétiques.

Quand la femme est en cause
Les anomalies de l’ovulation : dans 33 % des cas il existe des troubles de l’ovulation (soit qualitatifs, soit quantitatifs). Plus rare une absence totale d’ovulation provoque la stérilité.

* Les causes anatomiques : trompes bouchées lors d’épisodes répétés d’infections génitales. Les autres causes anatomiques touchent le corps de l’utérus dont les parois peuvent être “collées” ou présenter des tuméfactions bénignes comme les fibromes.
* Les causes fonctionnelles : la présence d’une sécrétion spécifique, le mucus, étant indispensable à la fécondation, toute anomalie de ce mucus peut être dommageable.
* La présence de tissu de l’utérus en dehors de cet organe (appelée endométriose) bien que répandue et le plus souvent bénigne peut lorsqu‘elle est grave être aussi une cause de stérilité.

Comme chez l’homme ces différentes causes peuvent être associées rendant l’exploration plus complexe.

Quand l’homme est en cause

Le plus souvent la raison en est l’oligoasthénoteratozoospermie ou OAT : littéralement “oligo” = pas beaucoup + “astheno” = fatigué + “terato” = monstrueux décrit de manière imagée le nombre, la mobilité et l’aspect des spermatozoïdes de l’homme. Elle est la conséquences de raisons diverses : des infections génitales multiples, l’exposition à des médicaments ou à des substances toxiques, à certaines interventions sur l’appareil génital masculin ou à un diabète. En dehors des cas infectieux ou de l’exposition à des toxiques le traitement est difficile ou inexistant.

* Les causes anatomiques : les déférents (canaux excréteurs du sperme) peuvent être obstrués, le traitement par la chirurgie ne donne des résultats que de manière inconstante.
* Les origines génétiques : absence totale de production de spermatozoïdes liée à des troubles hormonaux de naissance.

Que va faire votre médecin ?

Dans la mesure ou 1/3 des causes sont féminines il va commencer en général par la femme.

* Y-a-t-il une ovulation ? Pour le savoir, la classique courbe de température. En cas d’ovulation la température du corps s’élève de quelques dixièmes de degré la veille de l’ovulation et se maintient jusqu’aux règles suivantes. La température s‘élève et se maintient en raison de la présence de progestérone.
* Le mucus est-il de bonne qualité et compatible avec le sperme du partenaire ? Après un rapport normal (non protégé) un prélèvement de mucus est fait par le biologiste en période ovulatoire, ce test permet d’évaluer la survie et la mobilité des spermatozoïdes, il est réalisé entre 9 heures et 24 heures après le rapport.
* La fonction des ovaires est-elle satisfaisante ? Pour cela on dose en laboratoire les hormones sexuelles en début (FSH, LH, prolactine et estradiol, androgénes) et en fin de cycle (progestérone).
* L’utérus est-il normal anatomiquement ? Une échographie permet d’explorer le volume, la forme et la position de l’utérus. Cet examen peut être complété par une radiographie spéciale : l’hystérosalpingographie où l’utérus est rempli par une substance opaque aux rayons X.
* Des examens locaux, visuels peuvent être pratiqués : on parle de cœlioscopie lorsqu’on examine les ovaires dans l’abdomen, ou d’hystéroscopie lorsqu’on examine l’intérieur de l’utérus.
* Examen de dépistage de la toxoplasmose et de la rubéole.

Le bilan chez l’homme.

* Il va surtout consister à analyser l’émission de sperme recueillie après masturbation au laboratoire de biologie : on recherche ainsi le nombre, la mobilité, la vitalité des spermatozoïdes, on considère leur forme (à la recherche de monstruosité).
Parfois il y a des examens plus poussés consistant à rechercher une infection (examen bactériologique) ou encore à analyser la survie des spermatozoïdes dans la durée. Un bilan hormonal avec dosage des androgènes, de la FSH, LH, prolactine.

Des examens sont communs aux deux sexes.

* La recherche d’infections génitales (HIV, Hépatite B et C, Syphilis, Chlamydiae…)


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